inventa une aile à voilure souple et armature triangulaire (d'où le nom d'aile delta), à l'origine destinée à la récupération de capsules spatiales, mais qui se révéla de mise en oeuvre difficile et dont l'industrie aéronautique ne sut que faire.
Ce n'est que dans les années 60 que des pionniers passablement téméraires utilisèrent cette invention pour rejoindre et imiter les oiseaux.
Tout d'abord très peu fiables ces ailes donnèrent à ce sport une image d'activité dangereuse.
Deux problèmes se posaient alors, d'une part des voilures très souples dont les qualités de stabilité étaient très réduites (risques de départs en piqué incontrôlable), d'autre part la qualité des matériaux ainsi que la frêle expérience des constructeurs rendaient les risques de rupture en vol importants.
Le manque de structure de formation des pilotes et l'inconscience de la plupart contribuèrent également à faire de ce sport débutant une activité à haut risque.
En quinze années le vol libre a acquis ses lettres de noblesse. Le matériel est devenu très fiable, tant au point de vue de la stabilité en vol que de la solidité, il peut maintenant résister à des accélérations égales à 6 fois le poids du pilote. L'emploi d'un parachute de secours, d'instruments de vol et surtout un enseignement et un encadrement des débutants ont fait de ce sport un activité mature.